Le week-end a été marqué par deux faits marquants à gauche : la création du nouveau parti
anticapitaliste, d’une part, et la présentation de la contribution de Ségolène Royal au programme du PS.
Choqués des attaques proférées par Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy pendant le
week-end, les porte-parole de l’UMP ont déploré de n’avoir trouvé, dans son discours, aucun élément de programme cohérent, ni même de propositions sur l’Europe ou sur les 35 heures. « Ce qu’a proposé Madame Royal, ces 7 piliers avec ce côté mystique, c’est du vent » a déclaré Dominique Paillé.
« Plus anti sarkozyste que tu meurs ! Ce sera en grande partie le thème du Congrès du
Parti socialiste, mais pour nous ça ne fait pas un programme », a souligné Chantal Brunel.
Frédéric Lefebvre a, quant à lui, rappelé que le mot commun qui revient le plus dans les
contributions des différents candidats de gauche, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry, est « détruire ».
Pour Bertrand Delanoë, il faut détruire le paquet fiscal, mis en place par le
Gouvernement, et souhaité par les Français, qui s’avère être un élément important dans le maintien de la croissance française par rapport à ses voisins européens.
Pour Ségolène Royal, il faut détruire les niches fiscales, quitte à mettre en danger, les
individus, les territoires et les entreprises les plus modestes.
Pour Martine Aubry, il faut supprimer tout ce qui a été mis en place et revenir à
l’application stricte des 35 heures.
L’UMP demande aux responsables du PS un sursaut en matière d’idées et d’être des opposants
constructifs.
Sous le signe de l’Europe
La semaine politique est marquée par la Présidence française de l’Union européenne à
partir du 1er juillet 2008. L’Europe sera au cœur des débats et les cinq priorités de la présidence française de l’Union européenne auront vocation à faire progresser la construction
européenne.
L’immigration, l’énergie et le développement, la défense, la PAC et l’Europe des citoyens
seront donc les cinq grands axes de travail des 6 prochains mois.
La protection des citoyens revêt, en effet, un intérêt particulier dans le processus de
relance de l’Union. L’UMP souhaite que la France s’inscrive dans la vision européenne de protection de ses citoyens, au niveau énergétique, au niveau de sa défense, comme cela avait été le cas
lors de la fondation de l’Europe. La présidence française pourra s’inspirer du rapport Lamassoure, sur « le citoyen et l’application du droit communautaire » pour développer la dimension
protectrice de l’Europe et « impulser un nouvel élan en ce qui concerne l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens européens », a rappelé Dominique Paillé.
Frédéric Lefebvre rappelle que l’UMP est décidée à aider le Président de la République à
relever les défis qui lui incombent, en matière énergétique ou en matière d’immigration, par exemple. Les Français et les Européens doivent recevoir des signaux majeurs leur montrant que l’Europe
les protège.
Chantal Brunel souligne également que « Bruxelles doit se trouver au plus près des
préoccupations des citoyens » et « que s’opposer à chaque fois aux initiatives françaises sur la fiscalité (restauration, TVA sur le pétrole), ne participe pas au rapprochement de l’Europe et de
ses citoyens.
Faire avancer la réforme des Institutions : un
référendum d’initiative populaire pour toute nouvelle adhésion à l’UE
La détermination de l’UMP est toujours aussi grande à mener la réforme constitutionnelle à
son terme dans les meilleures conditions.
L’amendement proposé par plusieurs députés UMP, dont Patrick Devedjian et Frédéric
Lefebvre, de soumettre au référendum toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, a été adopté à l’Assemblée Nationale et refusé au Sénat.
Aussi, l’UMP travaille sur l’idée d’un référendum d’initiative populaire spécifique pour
les questions d’adhésion à l’Union européenne, afin « de trouver un compromis acceptable » concernant la Turquie, a annoncé Frédéric Lefebvre. « Les citoyens auraient la possibilité, dès lors,
qu’il y a une procédure d’adhésion de déclencher un référendum ». Frédéric Lefebvre souhaite parvenir à un accord qui tienne compte à la fois des remarques des parlementaires ainsi que des
engagements pris devant les Français.
« Cette solution permettrait au peuple français d’imposer juridiquement à un président de
la République un référendum », a ajouté le porte-parole.
Il convient dorénavant de procéder aux débats sur les détails techniques de cette mesure
afin qu’elle puisse être présentée devant le Parlement le plus rapidement possible. "Nous travaillons sur les détails techniques de ce dispositif, et notamment sur le seuil de déclenchement
(nombre de signataires nécessaires) de l'initiative qui devra être plus facile à atteindre que le référendum d'initiative populaire déjà prévu dans la réforme constitutionnelle, et qui n'est pas
remis en cause".