Lundi 26 novembre 2007

Le pouvoir d’achat est un vrai problème en France : de 1998 à 2003, le niveau des salaires n’a augmenté en France que de 12 %, alors que pour la même période la hausse est de 32 % au Royaume-Uni, 25 % aux Pays-Bas, 16 % en Espagne. (On peut trouver tous ces chiffres et ceux qui suivent dans les documents de l’INSEE et dans le dernier rapport du CERC).

Aujourd’hui les salaires français sont parmi les plus bas d’Europe : le salaire brut moyen dans le privé est inférieur de plus de 350 € à la moyenne des pays de l’Europe des 15. Et 16,8 % des salariés du privé sont rémunérés au SMIC, contre 2 % aux Pays-Bas, 1,4 % au Royaume-Uni.

Pourquoi connaissons-nous cette situation défavorable ?

D’abord, nous avons moins de croissance que les autres pays de l’Union européenne : en moyenne 1 % de moins.

Ensuite, les 35 heures ont empêché les salaires de profiter de la croissance : en 1999, la croissance en France a été de 3,3 % et en 2000 de 4,1 %, mais les salaires n’ont augmenté que de 1,5 % en 1999 et de moins de 0,5 % en 2000. Les entreprises ont contenu les salaires pour éponger le coût des 35 heures tout en bénéficiant de subventions de la part de l’Etat.

Enfin, les exonérations de charges sociales patronales sur les seuls bas salaires (1,3 fois le SMIC) ont conduit les entreprises à maintenir les salaires en dessous de ce seuil d’exonération.

Que faire ?

En premier lieu s’attaquer au chômage car les revenus du travail doivent être supérieurs aux indemnités de chômage (et quand ce n’est pas le cas, l’instauration du RSA, revenu de solidarité active, y conduira) et cela entraîne automatiquement une hausse du pouvoir d’achat. Cette politique de réduction du chômage produit déjà des résultats puisqu’en un an, le chômage est passé de 9,1 % à 8,1 %.

Deuxièmement, encourager le travail de tout le monde, parce que le travail des uns crée le travail des autres. Le travail ne se partage pas il se multiplie. La défiscalisation des heures supplémentaires va permettre à 6 millions de personnes au travail d’augmenter leurs revenus. Celui qui gagne plus dépense plus, ou investit plus, ou épargne plus : dans tous les cas, cela favorise le travail des autres.

Troisièmement, favoriser l’égalité de salaires entre hommes et femmes : les femmes salariées sont en moyenne plus mal loties en France qu’ailleurs. En moyenne une femme allemande travaillant à plein temps gagne 675 euros de salaire brut par mois de plus qu’une femme française.

Enfin, je suis favorable à ce qu’on incite fortement les entreprises à des négociations salariales en liant un effort de hausse de salaire à la continuité du versement des subventions compensatrices des 35 heures qui coûtent chaque année 25 milliards au budget de l’Etat et qui doivent aussi permettre des hausses de salaires lorsque les entreprises font des profits.

 

par UMP publié dans : UMP
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Mon attachement à Nicolas Sarkozy ne date pas d’hier. Je suis fière de dire que je suis Sarkozyste depuis de nombreuses années, bien avant 1995.

C’est lors d’une rencontre de travail, alors qu’il était ministre du budget, que j’ai découvert pour la première fois et apprécié l’homme. Nicolas Sarkozy est un homme juste, réaliste, et franc. J’aime particulièrement sa méthode de travail. Il aborde les problèmes avec réalisme et propose toujours une solution logique et juste.

C’est avec enthousiasme et conviction que j’apporte mon soutien à Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007.

      ENSEMBLE TOUT DEVIENT

                 POSSIBLE

 

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