La croissance française se porte mieux. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,6% au
premier trimestre 2008, selon les données définitives publiées aujourd’hui par l'INSEE, et de 2,2% pour l'année 2007.
"C'est une grande satisfaction pour notre économie (...) Nous sommes sur la bonne voie", s'est
félicitée la ministre de l'Economie lors d'un point presse. Ces chiffres "confortent les prévisions que nous avions faites", alors que l'INSEE tablait sur 1,9%.
"Avec détermination, contre vents et marées, je n'ai cessé de dire que nous serions au moins à
2%. Notre prévision de croissance pour 2007 et sur laquelle avait été bâti le budget était de 2 à 2,5%", a rappelé Christine Lagarde. En données corrigées du nombre de jours ouvrables, elle
progresse de 2,1%.
"Après la crise de l'été, j'avais estimé que nous serions en bas de la fourchette et je dois
dire que ce n'est pas sans un tout petit peu de satisfaction personnelle mais surtout de satisfaction pour notre économie et notre pays que je constate que le (chiffre) au titre de l'année 2007
est bien de 2,2%".
La ministre a notamment souligné "le nombre de création d'emplois (328.000) et le nombre de
création d'entreprises (320.000)" qui atteint "des niveaux record. Avec des chiffres de cette nature, il me paraissait plus que probable que nous serions dans notre prévision".
Quant au chiffre du premier trimestre 2008, "c'est un bon chiffre" avec "un gros 0,6%", a noté
Mme Lagarde, précisant que "même si on avait trois trimestres à zéro (de croissance), on aurait déjà, au jour d'aujourd'hui, engrangé un acquis de croissance de 1,4%".
"Si on tirait un estimatif de prévision de croissance très, très modeste, disons avec un
mauvais deuxième trimestre à 0,2%, un troisième et quatrième trimestre à 0,3%, 0,4%, on serait à 1,8% sur 2008", a ajouté la ministre de l'Economie. "Nos prévisions officielles entre 1,7% et 2%
sont bien confortées (...) J'ai toutes les raisons d'espérer sur la base d'un très bon premier trimestre 2008".
Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,1% sur le premier trimestre, après
0,6 % au quatrième trimestre 2007, contribuant pour 0,1 point à l'évolution du PIB.
Le solde du commerce extérieur contribue pour 0,3 point à l'évolution du PIB, comme au
trimestre précédent, les exportations affichant en nette hausse (+3,1% après -0,2% au quatrième trimestre de 2007), comme les importations (+1,9% après -1,1%).
De ces bons chiffres, "un certain nombre de prévisions vont devoir être revues à la hausse", a
lancé Christine Lagarde qui va prendre "contact avec les services de la Commission (européenne) pour leur fournir tous les éléments d'appréciation sur ces révisions de croissance au titre de
l'année 2007 et pour le premier trimestre 2008, pour que chacun puisse affiner ses révisions".
De ce fait, "le chiffre de notre endettement et le ratio endettement/PIB est mathématiquement
revu à la baisse au titre l'année 2007", a conclu la ministre.
Pour 2008, "les prévisions sur lesquelles la Commission européenne s'est basée pour considérer
que nous atteindrons des chiffres de déficit à 2,9 et 3% du PIB ne me paraissent pas forcément justifiées", a-t-elle noté. "C'est ce dont je vais continuer à m'expliquer avec la Commission même
si je suis d'accord que nous devons gérer de manière consciencieuse et rigoureuse nos finances publiques".
Et "nos prévisions de déficits publics pour 2009, c'est 2,5% et non pas 3%".
Interrogée sur le handicap que constitue un euro fort, Christine Lagarde a reconnu que les
exportations "ont été un facteur négatif pendant 2007, mais au premier trimestre 2008, elles sont un facteur positif". "Cela démontre la compétitivité des entreprises et des produits français en
dépit d'un désavantage compétitif lié à la devise".
Les grognons de l’opposition auront beaucoup de mal à aller à l’encontre de si bons résultats…Notre pays retrouve la voie de la réussite grâce au président de la république et de son
gouvernement. N’en déplaise à la gauche rétrograde et stérile.