Le Premier ministre François Fillon a affirmé aujourd’hui que le paquet fiscal voté à l'été 2007 avait permis de sauvegarder la croissance française en "réinjectant 9 milliards d'euros" dans l'économie.
"Nous avons réinjecté 9 milliards d'euros dans l'économie française qui font aujourd'hui la différence avec la croissance dans les autres pays européens", a-t-il affirmé à l'Assemblée, en réponse à une question du patron du PS François Hollande.
Le député de Corrèze avait accusé François Fillon de pratiquer une politique "injuste" et qui "ne marchait pas", mettant en cause en particulier le paquet fiscal adopté à l'été 2007.
M. Fillon a affirmé, citant les grands organismes de prévision, que les conséquences de la crise américaine seront moindres pour la France que pour le reste de la zone euro.
Si "le marché du travail en France est plus dynamique et la demande intérieure plus soutenue", a-t-il dit, c'est "parce que nous avons pris des mesures pour la soutenir" avec le paquet fiscal.
Le chef du gouvernement a estimé que la suppression des charges et de la fiscalité sur les heures supplémentaires avaient "augmenté le pouvoir d'achat des Français qui font des heures supplémentaires dans 60% des entreprises".
Quant aux allègements de l'impôt sur la fortune, ils auraient permis "un milliard d'euros supplémentaire d'investissements dans les PME".
Enfin, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt immobilier aurait "contrecarré le retournement du marché immobilier dans tous les autres pays européens".
François Fillon a réaffirmé sa volonté de poursuivre cette politique, à laquelle il a opposé "le programme présidentiel du PS", accusant notamment la gauche d'avoir conçu "80 milliards de dépenses supplémentaires sans réforme de l'Etat", la "généralisation des 35 heures aux PME" et "une augmentation de la CSG".
"Les Français ont eu raison de refuser cette politique, parce que cette politique aurait eu raison de la croissance
française" , a-t-il conclu.






