Nicolas Sarkozy a annoncé plusieurs propositions sur le pouvoir d’achat :
Travail dominical mieux payé. Le président de la République souhaite élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient «payés le double» et sur la base du «volontariat».
Rachat des RTT. Pour Nicolas Sarkozy, «les salariés accumulent les RTT et ne savent plus quoi en faire. Je propose de les transformer en argent. Cela représente 5 milliards de pouvoir d’achat en plus.»
Logement. Les loyers seront désormais indexés sur les prix et non plus sur l’évolution des matières premières. Il a par ailleurs annoncé que les cautions exigées par les
propriétaires soient ramenées à «un mois» de loyer «au lieu de deux mois» et a souhaité une « mutualisation publique » des risques locatifs.
Temps de travail. Possibilité pour les
entreprises (après accord entre l’employeur et les salariés) d’abandonner le principe des 35 heures pour permettre de travailler plus avec l’augmentation de salaire en conséquence. C’est la
mesure phare pour redonner du pouvoir d’achat aux Français et enfin sortir de cette aberration que représente les 35 heures (C’est la mesure que j’attends depuis tellement
longtemps…..).
Universités.
L’Etat va vendre 3% du capital d’EDF pour réaliser «un plan d’investissement» dans les universités françaises. La somme ainsi dégagée serait
notamment consacrée à l’amélioration des locaux dans l’enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires. «L’autonomie des universités, votée en juillet, est un
texte qui fait confiance à l’université», a-t-il martelé, arguant que «toutes les universités qui ont réussi dans le monde sont des universités à qui on a donné de
l’autonomie».
Il a
aussi tenu à récuser l’accusation de «privatisation de l’université. On met 1 milliard d’euros de plus sur le budget de l’université et de la recherche et je viens d’annoncer 5 milliards de plus
de travaux pour investir dans nos universités. Si on voulait les privatiser, on ne ferait pas ça !» Evoquant enfin les tensions sur les campus, il a fustigé «ceux qui bloquent : ça prouve qu’ils
ne sont pas tellement sûrs de leurs idées».
Violences
urbaines. Racontant sa rencontre avec un policier qui avait perdu un œil lors des émeutes, le chef de l’Etat assure avoir fixé aux enquêteurs «un objectif
de résultats» face à ces «comportements inexcusables». «Nous retrouverons les tireurs un à un. Ce sont des voyous déstructurés, nous les enverrons à la Cour d’Assises». Il ajoute : «Ça n’a rien à
voir avec un problème social. Tirer sur un fonctionnaire de police n’améliore pas la situation sociale.»

