Dimanche 11 mai 2008

Nos institutions donnent beaucoup trop de pouvoirs à l’exécutif, Président de la République et Gouvernement, et réduisent le rôle du Parlement : il ne peut que consentir la loi et participe fort peu à son élaboration. La Constitution de 1958 avait voulu remédier à la faiblesse dramatique de la IVème République qui avait sombré dans l’impuissance, mais l’élection du Président de la République au suffrage universel, le quinquennat, comme la constitution de majorités stables, ont changé la donne : aujourd’hui la faiblesse du Parlement isole l’exécutif face aux média et à l’obsession des sondages d’opinion.

Notre pays mérite une démocratie plus équilibrée, à l’image de tous nos voisins européens. La réforme institutionnelle est indispensable.

Que propose cette réforme pour renforcer le rôle du Parlement ?

D’abord que le Parlement puisse réellement faire la loi. Pour cela, deux points sont essentiels : il aura la maîtrise de 50 % de l’ordre du jour (aujourd’hui c’est seulement une séance par groupe et par session, la « niche » parlementaire si bien nommée, si valorisante dans son expression même !). Et c’est le texte voté en commission (au lieu du projet du gouvernement comme actuellement) qui viendra en discussion générale : le travail des commissions, si important, a enfin du sens et de l’utilité.

Ensuite le Parlement va avoir un avis à donner sur toutes les nominations importantes : les candidats retenus vont devoir exposer aux commissions parlementaires concernées comment ils entendent faire face à leur mission (compétences, objectifs, moyens…). L’UMP, avec l’accord de Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, va demander que cet avis puisse se transformer en « veto » si une majorité qualifiée s’oppose à une candidature.

Enfin, le Président de République aura moins de pouvoirs : outre les limites apportées au pouvoir de nomination, il ne pourra plus exercer que deux mandats consécutifs, son droit de grâce sera très encadré, il ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature… Reste la question qui fait polémique de son intervention devant le Parlement : elle serait limitée à une intervention annuelle devant le Parlement réuni en Congrès, procédure solennelle et exceptionnelle, dont le législatif comme l’exécutif doivent sortir renforcés aux yeux de l’opinion.

Dernier point, auquel l’UMP s’est montrée particulièrement attentive : la suppression de l’automaticité du référendum pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, ce qui semble contredire l’engagement du Président de la République à soumettre aux Français l’éventuelle adhésion de la Turquie. L ’UMP proposera un amendement, sur lequel le Président a donné un accord de principe, qui rendra le référendum obligatoire pour toute demande émanant d’un pays qui n’est pas européen.

Il est de l’intérêt de la France et de sa vie démocratique que cette réforme soit votée. Je suis persuadé que gauche et droite le comprendront. Il serait tout de même paradoxal que les parlementaires refusent d’augmenter leurs propres pouvoirs.



par Gilles publié dans : Assemblée nationale
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Dimanche 11 mai 2008

Une fois de plus, Madame ROYAL se livre à un travail de sape et de désinformation à l'encontre d'un grand projet social : le RSA, qui non seulement permettra à nos concitoyens de reprendre le chemin de l'emploi mais également d'être plus justement rémunérés de leur travail.

 

L'amertume évidente dont sont nourries ses critiques, de voir la majorité mettre en œuvre ce grand projet social que la gauche avait peine a simplement conceptualiser, montre le désarroi dans lequel plonge le parti socialiste voyant la politique de justice sociale et de juste rémunération du travail que mène le gouvernement. Le PS ne peut se dépêtrer par ailleurs de sa compétition interne, qui le mène sur la voie de la surenchère et de la démagogie.

 

Madame ROYAL, dont la qualification pour traiter des questions sociales apparaît sujette à caution, ne propose bien évidemment aucune alternative crédible. Elle démontre ainsi que le gouvernement et la majorité sont les seuls à même de répondre aux aspirations de nos concitoyens, notamment les plus modestes.

 

par Gilles publié dans : UMP
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Dimanche 11 mai 2008

En annonçant qu'elle se pourvoit en cassation, Ségolène ROYAL répond à la question que l'UMP lui pose depuis le 1er mai, mais que l'AFP jugeait comme une question qui ne se pose pas ; chacun jugera...

 

Pour le reste, il est regrettable que Madame ROYAL considère que le débat politique, au lieu de se nourrir d'arguments et d'idées, se limite à des procédures judiciaires. Que Jean-Pierre Raffarin, tirant les conséquences de la condamnation de Madame ROYAL, qui n'est autre que son adversaire en Poitou-Charentes, demande sa démission, quoi de plus normal ? À moins que la conception du débat démocratique de Madame ROYAL ne soit : j'attaque, mais on n'a pas le droit de m’attaquer !!!

 

Quoi qu'il en soit, s'il faut parler d'acharnement, c’est visiblement d'acharnement de Madame ROYAL contre ses deux ex-collaboratrices qui attendent depuis dix ans pour recevoir leur salaire...

par Gilles publié dans : UMP
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Mon attachement à Nicolas Sarkozy ne date pas d’hier. Je suis fière de dire que je suis Sarkozyste depuis de nombreuses années, bien avant 1995.

C’est lors d’une rencontre de travail, alors qu’il était ministre du budget, que j’ai découvert pour la première fois et apprécié l’homme. Nicolas Sarkozy est un homme juste, réaliste, et franc. J’aime particulièrement sa méthode de travail. Il aborde les problèmes avec réalisme et propose toujours une solution logique et juste.

C’est avec enthousiasme et conviction que j’apporte mon soutien à Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007.

      ENSEMBLE TOUT DEVIENT

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