Le débat sur le chiffrage des projets économiques des candidats à l’élection présidentielle a révélé les attentes de l’opinion et aussi ses inquiétudes.
Coe-Rexecode a pris le risque de proposer une analyse économique des mesures les plus significatives présentées dans le débat. Ce travail ne comporte pas de jugement d’ensemble sur les programmes des candidats (dont l’économie n’est au demeurant qu’un aspect). Il se cantonne à un éclairage sur les effets attendus des principales propositions économiques sélectionnées sur deux thématiques majeures : le travail et les finances publiques.
Voici le résumé en ce qui concerne l’impact économique des mesures des trois candidats concernant le travail:
- Programme F. Bayrou : les mesures proposées ont des effets contraires. La baisse des cotisations sociales sur les heures supplémentaires est favorable à l’emploi. L’effet des « emplois francs » est difficile à analyser mais clairement positif. La concentration des allègements en charges sociales (augmentation de 9 milliards d’euros par rapport à la situation actuelle) est en revanche très pénalisante pour l’emploi et la croissance.
- Programme S. Royal : la hausse du Smic à 1 500 euros est défavorable à l’emploi et pourrait conduire à la suppression d’environ 50 000 emplois. La suppression du CNE pourrait supprimer 30 000 emplois. La création d’ « emplois tremplins » est une nouvelle forme d’emplois aidés, impliquant des créations d’emplois dont la durabilité est incertaine. Les charges fiscales supplémentaires nécessaires au financement conduiraient à terme à une baisse de l’emploi et du PIB et à un nouveau recul de la compétitivité et du pouvoir d’achat moyen.
- Programme N. Sarkozy : la mesure d’exonération (cotisations sociales et impôt sur le revenu) des heures supplémentaires est favorable à l’emploi et pourrait créer de l’ordre de 120 000 emplois (et 60 000 équivalents emplois sous forme d’allongements de la durée de travail). Les effets de long terme seraient d’autant plus importants que les mesures auraient réussi à stimuler un allongement structurel de la durée du travail permettant de restaurer la compétitivité.
A quelques semaines du 1er tour il est important d'apprécier l'impact des programmes économiques des principaux candidats. Cette étude par un organisme indépendant montre encore une fois que le programme économique de Nicolas Sarkozy est le meilleur pour la France.
L’intérêt général de notre pays doit nous conduire au bon choix lors du 1er tour et surtout le 6 mai.
La France à l’occasion d’offrir un réel avenir à son peuple en désignant à sa tête un homme courageux, droit et passionné par son pays. Nicolas Sarkozy.






