J’accuse les élus de gauche et notamment socialistes, d’être des menteurs et des
tricheurs.
Mesdames et Messieurs de l’opposition pourquoi autant de mensonges ?
Pourquoi la gauche n’a t’elle pas le courage de ses actes ?
Elle est juste bonne à déposer une motion de censure pour faire croire qu’elle a un rôle
actif dans le paysage politique Français.
Alors, Mesdames et Messieurs de l’opposition vous êtes des Menteurs, voilà
pourquoi …
Cette motion n’est pas une surprise. Elle s’inscrit dans la logique d’une opposition
stérile, figée dans ses conservatismes depuis des mois. Une opposition qui n’a rien proposé. Qui n’a contribué à aucune réforme. Qui n’a pas fait avancer le débat d’idées d’un pouce dans notre
pays…
Il existe en effet deux catégories d’opposition dans les démocraties européennes :
- Celles qui s’opposent en proposant. En participant de façon constructive à la
vie politique. Voire en contribuant à l’émergence de consensus sur les sujets
clés pour l’avenir. C’est par exemple le cas en Allemagne ou au Danemark où
droite et gauche savent parfois s’entendre sur les réformes de la protection
sociale, du marché du travail, de la fonction publique…
- Et puis il y a les oppositions qui s’affirment uniquement par la caricature. En
critiquant à tout va. En refusant la moindre avancée, même lorsque l’intérêt
général est en jeu.
Pourquoi avez-vous choisi cette voie, Mesdames et Messieurs les socialistes ? Vous l’avez
choisie par défaut. Parce que vous n’avez aucune proposition crédible pour répondre aux défis du siècle.
Ah qu’il est loin le temps où Monsieur Fabius, en août 2000, fustigeait dans un quotidien
du soir, « les étatolatres et les dépensophiles », appelant à « un véritable changement conceptuel. »
On comprend l’hésitation des socialistes sur le choix de l’angle d’attaque pour cette
motion de censure. D’après ce qu’on lit dans la presse, Mesdames et Messieurs les socialistes, à défaut de débattre sur des propositions pour faire
avancer la France, vous vous êtes longuement interrogés sur quel point devait porter votre motion :
- Difficile d’attaquer la politique économique d’un Gouvernement qui met le plein-
emploi au cœur de son action, et obtient des résultats historiques : un taux de
chômage au plus bas depuis 1983 !
- Difficile d’attaquer la politique d’innovation et de recherche. Celle qui donne enfin
à nos universités et à nos chercheurs l’autonomie et des moyens, avec un
investissement sans précédent de plus de 12 milliards d’euros sur 5 ans.
- Difficile d’attaquer les réformes conduites par la majorité. Celles-là mêmes qui
visent le sauvetage de notre système de protection sociale et la modernisation de
l’Etat, avec des changements structurels que le PS n’a jamais eu le courage de
soutenir, tout en ayant pertinemment conscience de leur nécessité.
Sur tous ces points, vos angles d’attaque ne sont pas solides. Alors vous
caricaturez…
Je ne prendrais que deux exemples de cette désinformation basée sur la répétition de
slogans outranciers.
D’abord, le mythe du « cadeau de 15 milliards fait aux riches ».
Depuis l’été, nous n’entendons que ce refrain à gauche à propos de la loi sur le Travail,
l’Emploi et le Pouvoir d’achat. En dépit des faits, en dépit des statistiques, vous le chantez en tout temps, en tout lieux.
Et bien, vous chantez faux !
La réalité, c’est que plus de 90% des 14 milliards concernés reviennent aux classes
moyennes :
- avec les heures supplémentaires pour les salariés qui travaillent plus pour
gagner
plus,
- avec la déduction des intérêts d’emprunt pour ceux qui veulent devenir
propriétaires,
- avec la suppression de la double peine pour 95% des Français qui devaient payer
l’impôt sur les successions après avoir
déjà payé l’impôt sur le revenu,
- avec les exonérations sur les salaires perçus par les étudiants.
Au total, rien qu’avec ces 4 mesures, on atteint déjà près de 13,3 milliards d’euros pour
le pouvoir d’achat des Français. Et toujours pas de traces de ces grandes fortunes que vous pointez du doigt en permanence…
Quant au bouclier fiscal, je vous laisse méditer ces propos d’un sage qui le justifie
parfaitement en critiquant « ceux qui ignorent le fait que la France est un pays ouvert et que si la taxation des
personnes et des entreprises était durablement plus élevée que nos voisins, les unes et les autres pourraient « voter » avec leurs pieds. » C’est-à-dire se délocaliser, quitter la
France.
Cet avertissement a été prononcé le 19 juin 2001
au Sénat. Il sortait de la bouche de Laurent Fabius. Ça fait
réfléchir…
Je vais prendre un deuxième exemple parmi les épouvantails que vous inventez pour effrayer
les Français : le fameux « plan de rigueur ».
Le dernier plan de rigueur en France, c’était en 1983. C’était l’époque où les socialistes, pour sauver la France qu’ils étaient en train de couler, ont trahi toutes leurs promesses et ont décidé en une
semaine la hausse des tarifs publics
de 8%, un prélèvement supplémentaire de 1% sur tous les revenus imposables, la hausse des
taxes sur l’essence et sur l’alcool, des emprunts forcés pour certains contribuables, le contrôle des changes et la limitation des dépenses touristiques à l’étranger… Croyez bien, ce n’est
vraiment pas la démarche de la majorité…
Aujourd’hui, la France n’a pas rendez-vous avec la rigueur. La France a rendez-vous avec le courage
politique.
Le courage, c’est de sortir de l’immobilisme pour prendre des décisions difficiles et préparer l’avenir,
comme le fait Nicolas Sarkozy. Le courage, c’est de faire enfin les réformes indispensables afin que la France soit la meilleure en Europe dans le domaine de la croissance et atteigne le plein
emploi.
Il faut que les choses soient claires : Oui, la majorité s’est engagée à baisser les dépenses inutiles et
improductives. Non, elle n’augmentera pas les impôts.
Parce que ce serait mauvais pour la France. Parce que ce serait casser la croissance et favoriser les
délocalisations.
Les Français peuvent en effet constater que, dans les faits, au niveau des régions, des départements, des
communes, c’est la gauche qui augmente les impôts !
Voilà pourquoi je soutiens la Révision générale des politiques publiques, en souhaitant qu’elle aille le plus
loin possible.
Je m’étonne que vous n’en fassiez pas autant, Mesdames et Messieurs de l’opposition, parce que toute l’Europe
applique cette méthode, notamment vos amis socialistes :
- Regardez José Socrates, premier ministre socialiste du Portugal : il a profondément
modernisé la fonction publique de son pays et qui a fait
passer l’âge du départ à la
retraite à 65 ans.
- Regardez José Luis Zapatero, premier ministre socialiste en Espagne : il n’a pas
hésité à baisser l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le
revenu, le tout en ramenant
les dépenses publiques à 38% du PIB.
Finalement, le seul reproche que vous pouvez faire à la majorité, c’est de n’avoir pas fini de réaliser en 10
mois le programme quelle s’est engagé à tenir sur 5 ans.
Rassurez-vous, il reste 50 mois à l’UMP. Nous tiendrons le cap !
Vos critiques sur la politique économique et sociale du Gouvernement ne tiennent pas la route et il fallait à
nouveau le démontrer.
C’est fait !